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DES IDÉES SUR L’INTÉGRATION RÉGIONALE AFRICAINE
Abdoulaye Barry
Après la cérémonie d’ouverture du cinquantenaire de la conférence de Bandung, un des ateliers s’est penché sur le thème, ‘’des régionalisations qui renforcent le Sud’’. |
Les débats ont essentiellement porté sur l’Organisation de l’unité africaine (OUA), devenue Unité africaine (UA), et le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD).
Makoma Lekalakala, de l’ONG sud-africaine, Jubilee South Africa, estime que ‘’le NEPAD est une colonisation économique et l’Union africaine, un instrument à partir duquel les grandes nations peuvent exploiter les pays d’Afrique’’.
Il faut, selon elle, développer l’idéologie panafricaniste qui permettra aux peuples africains de résister au NEPAD et aux gouvernements qui sont à la solde des grandes nations.
Cette idéologie semble, par contre, révolue pour Amady Aly Dieng, enseignant à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, pour qui le panafricanisme est une stratégie de défense. ‘’Or, on ne peut pas mettre, tout le temps, tout un peuple sur la défensive’’. Il faut donc mettre l’accent sur l’unité nationale sans laquelle on ne peut avoir une véritable intégration régionale.
‘’Comment faire l’unité avec des centaines d’ethnies dans un seul pays’’, s’interroge Sherif Salif Sy, ancien conseiller du président de la République du Sénégal. Il estime qu’on ne doit pas critiquer le fait que l’Afrique ait besoin de l’extérieur pour se développer car aucun continent au monde ne possède toutes les ressources dont il a besoin pour se développer.
Ce qu’il faut, selon lui, c’est que chaque Etat africain s’engage à respecter ses propres dispositions législatives et réglementaires.
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